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L'ÉCOLE DU VRAI BOUDDHA

L'idée fondamentale de l'école du Vrai Bouddha –
comrendre son coeur, pénétrer sa nature et finir le cycle de ses existences

Discours du bouddha vivant Lian-sheng, enseignement donné le 25 décembre 1992


Je voudrais vous parler un peu du village de l'Arc-en-ciel, qui sera un lieu où l'on enseignera le dharma du Bouddha. Si, pour l'instant, on ne vous laisse pas y séjourner, la raison principale est que beaucoup de détails ne sont pas encore parfaitement réglés. Donc, on n'est pas en mesure de vous laisser résider ici. Et la prochaine fois ? Vous pourrez y rester.

Alors, il y a un règlement à appliquer, c'est-à-dire que vous devrez préparer un sac de couchage si vous voulez résider ici. Et après le cours, il vous faudra partir avec votre sac de couchage, car le lavage du couchage est plutôt difficile ici ; on craint aussi que chaque couverture renferme l'odeur de son propriétaire (les auditeurs rient). Certains individus ont même de la salive qui coule pendant leur sommeil (les auditeurs rient) ; bien sûr, ce n'est pas gênant de laver le couchage tous les jours à l'hôtel. Parce que vous dormez un certain temps sous la couverture, elle s'imprègne de votre odeur ; non seulement le drap, mais aussi le garnissage de la couverture, tout est imprégné de votre odeur. Les personnes qui viendraient après vous dormir ici ne s'y habitueraient pas.

Alors, on a réfléchi à cette question, et on souhaite que les gens qui séjourneront ici apportent leur propre sac de couchage et le remportent quand ils partiront après avoir assisté au cours du dharma. En plus de cette règle, si on rencontre à l'avenir un autre problème, un autre règlement sera édifié, et on le publiera pour que tout le monde en ait la connaissance. Il faut se conformer au règlement établi au cours de l'enseignement du dharma.

La prochaine session d'enseignement est fixée à l'an prochain, au mois de mai, probablement une séquence de perfectionnement, beaucoup de gens viendront ici, cet immeuble ne pourra pas loger tout le monde. On fixera également le nombre de participants : un groupe de vingt hommes et un vingt femmes ; et les candidats rédigeront un compte rendu. Grâce à l'examen de votre exposé écrit, on comprendra le niveau auquel vous vous trouvez. Alors, ceux qui ont atteint un certain niveau viendront ici se cultiver. C'est le premier point à signaler.
Comprendre son cœur, pénétrer sa nature et finir le cycle de ses existences

Quel est le deuxième point ? Je parle un peu du principe de notre école du Vrai Bouddha. Bien des gens, beaucoup de disciples d'aujourd'hui ne connaissent pas l'idée fondamentale de leur école, et ce n'est pas bon. Alors, le principe de cette école consiste à finir le cycle de ses existences, autrement dit, l'absence de naissance et l'absence de mort. Si on peut complètement finir le cycle de ses existences, on est un bouddha vivant, ou quasiment un bouddha. En outre, il faut aussi comprendre son cœur et pénétrer sa nature, se délivrer de tous les ennuis. Tout cela est l'idée fondamentale de notre école.

L'idée fondamentale est précisément un objectif à atteindre, une orientation ; il n'y aura pas de problème si vous vous dirigez vers elle. On peut dire aussi que l'objectif de l'étude du bouddhisme consiste à finir le cycle de ses existences, comprendre son cœur et pénétrer sa nature. Comprendre son propre cœur, voir sa propre nature de bouddha, être le maître de ses renaissances et de ses morts, atteindre finalement le nirvana, la quiétude parfaite, l'état de l'absence de renaissance et de mort et réaliser le Fruit de bouddha, ce qui est le principe le plus important, l'idée fondamentale de notre école. La suppression des karma négatifs et la délivrance des ennuis sont aussi considérées comme une partie de la pratique pour finir le cycle de ses existences.

Dans la société, il y a maintes études bouddhiques, beaucoup d'écoles bouddhistes, et il existe aussi un grand nombre de branches latérales. Qu'est-ce qu'une branche latérale ? C'est quelque chose en dehors de l'objectif d'apprentissage du bouddhisme. Par exemple, apprendre la peinture bouddhique et le dessin du tanka est une branche latérale de la religion bouddhiste ; jouer de la musique bouddhique, de la musique de la religion bouddhiste, est bien une branche latérale ; apprendre la boxe bouddhique, des exercices physiques du bouddhisme, est aussi considéré comme une branche latérale. En outre, cultiver des arts, s'initier à la cuisine, apprendre le ch'i kung et cultiver l'influx nerveux humain font partie de la branche latérale qui signifie l'aide à la pratique du dharma bouddhique, qui participe au dharma du Bouddha, mais qui n'est pas l'idée directrice de l'école, ni l'idée fondamentale de la religion.

Vous voulez apprendre le ch'i kung, je pense que vous pouvez le faire, car il agit en faveur de votre ch'i, et peut améliorer votre santé. Vous pouvez l'apprendre en vue de pratiquer votre ch'i. Cependant, la véritable idée fondamentale de l'école du Vrai Bouddha consiste à finir le cycle de ses existences, à comprendre son cœur et à pénétrer sa nature. On ne peut pas l'oublier. On peut dire que vous voudrez apprendre le ch'i kung, “Bon ! J'apprends le ch'i kung, je ne pratique plus le dharma du Bouddha” ; dans ce cas, vous avez oublié l'idée fondamentale de l'école.

Par exemple, vous allez cultiver l'influx nerveux humain, eh bien, vous prenez donc le traitement des maladies comme idée directrice, vous aidez les gens en guérissant leurs maladies, mais après leur avoir porté secours ? Vous ne pratiquez plus le dharma du Bouddha, vous mettez alors l'accessoire à la place de l'essentiel. Vous devriez comprendre votre cœur, pénétrer votre nature et finir le cycle de vos existences, mais vous vous dirigez vers la guérison des maladies, vous devenez donc spécialistes du traitement des maladies ! Vous ne serez pas spécialistes du bouddhisme, vous ne pourrez pas finir le cycle de vos existences. Donc, l'idée fondamentale de l'école est de finir le cycle des existences, comprendre son cœur et pénétrer sa nature. En conséquence, ce qui s'écarte de la délivrance du cycle des existences, ce qui ne permet pas de comprendre son cœur et de pénétrer sa nature, on l'appelle la branche latérale. Ainsi, est-ce que tout le monde comprend ?
Pratiquer en même temps la sagesse et le corps

Il y a un point à faire connaître. Dans le passé, le bouddhisme tantrique insistait sur la pratique interne. Qu'est-ce que la pratique interne ? C'est la pratique de la vie. La pratique de la vie consiste à cultiver l'intérieur du corps. En s'appuyant sur le dharma du Bouddha, il y a eu un moment où le bouddhisme tantrique était considéré par malentendu comme une branche latéral, parce qu'il mettait l'accent sur la pratique interne. En fait, dans le dharma du Bouddha, il y a la pratique de la sagesse et celle du corps, on appelle cela la “pratique simultanée de la sagesse et du corps”.

Du côté de la pratique de la sagesse, les pratiquants font peu de cas de l'exercice physique, c'est-à-dire “Je ne mange pas beaucoup, et la nourriture est très modeste.” Quand ils tombent malades, ils n'y prennent pas garde. Pour leur logement, ils séjournent au pied d'un arbre ; ils portent des vêtements très usés ou en lambeaux ; en ce qui concerne leurs déplacements, ils ne s'asseyent absolument pas sur une chaise à porteurs ou dans un véhicule où il y a des serviteurs, ils rendent service en tout cas à eux-mêmes, ne voulant pas charger sur leur dos les karma négatifs des êtres vivants, ils préfèrent endosser uniquement la responsabilité de leurs propres actes.

Ce genre de pratiquant est, on peut le dire, relativement proche de l'ascète, en se fondant complètement sur la pratique de la sagesse. Parfois, quand il tombe malade, il continue à pratiquer la méditation assise ; quand il est fiévreux, il la pratique également ; même lorsqu'il est gravement malade, il n'y prend pas garde non plus. Il estime que le corps est un objet inutile sous le prétexte que l'enveloppe charnelle ne lui permet pas de se transcender, ni de se délivrer, c'est la raison pour laquelle il a l'intention de détruire misérablement son propre corps et puis de chercher une autre sorte d'état de bouddha, basé sur la sagesse et sur la théorie.

Autrefois, beaucoup de pratiquants empruntaient ce chemin ; les pratiquants du bouddhisme et du taoïsme qui se dirigent dans cette voie sont nombreux. Ils renoncent à leur corps qu'ils appellent l'enveloppe fétide. Ils l'abandonnent catégoriquement, ils le méprisent et voudraient tous les jours le faire mourir. Certains se maltraitent horriblement ; ils vont jusqu'à se faire subir des violences. Qu'est-ce que se maltraiter soi-même ? C'est se mutiler avec un couteau une partie du corps, ce côté-ci, ce côté-là ; se suspendre la tête en bas ; pratiquer la méditation assise dans une forêt d'arbrisseaux ; brûler son corps en le suspendant la tête en bas ; submerger son corps. En tout cas, ils se font mal par des moyens qui leur permettent de se concentrer, d'atteindre le recueillement et la sagesse suprême, de parvenir à l'obtention de la sagesse de bouddha. On dit qu'ils cultivent la sagesse, et qu'ils ne pratiquent pas leur corps.

Pourtant, le bouddhisme tantrique est différent. Il préconise non seulement la pratique de la sagesse, mais aussi la pratique du corps. Si vous pratiquez bien votre corps, vous pourrez certainement obtenir la longévité et aller comprendre la vérité du cosmos. Donc l'explication pour cette pratique est différente. Dans le passé, ceux qui se cultivaient dans la Voie, qu'ils pratiquent la méditation ou le taoïsme, se cultivaient en observant une ascèse rigoureuse, ils ne prenaient absolument pas soin de leur enveloppe charnelle.

Le bouddhisme tantrique estime non seulement l'obtention de la sagesse, mais aussi la pratique du ch'i, l'ouverture des canaux d'énergie et la culture du Point lumineux, et on appelle cela la “pratique simultanée de la sagesse et du corps”. D'après le révérend maître, il faut pratiquer en même temps la sagesse et le corps, car si vous êtes en bonne santé, en pleine forme, votre intelligence pourra se développer ; si vous avez la force physique, votre de vie se prolongera et vous pourrez percevoir la vérité qui est renfermée dans le dharma de bouddha.

Si vous n'estimez pas votre vie et ne cherchez que la sagesse, si votre vie n'existe plus, d'où viendra alors la sagesse ? Sans enveloppe charnelle, vous n'arriverez pas à trouver la sagesse qui est renfermée dans le dharma du Bouddha. Donc, le bouddhisme du Vrai Bouddha apprécie la pratique simultanée de la sagesse et du corps. Vous devez acquérir la sagesse avec laquelle vous parviendrez à l'état de bouddha, vous devez aussi prendre bien soin de votre corps, vous maintenir en pleine vigueur, voire cultiver votre feu interne, votre ch'i, pratiquer vos canaux d'énergie et votre Point lumineux, transformer directement votre corps en état de vacuité. Le bouddhisme tantrique était, il y a quelque temps, considéré comme une religion hétérodoxe à cause de son estime pour le ch'i et les canaux d'énergie du corps.

Voici l'idée générale du dharma de bouddha : réalisez le Fruit de bouddha, comprenez votre cœur, pénétrez votre nature et finissez le cycle de vos existences, qu'importe le moyen que vous utilisez pour y parvenir. En ce qui concerne les autres, on les considère comme des branches latérales ; on ne peut pas dire qu'ils se servent à seconder la pratique du dharma de bouddha. J'espère que vous pouvez comprendre le sens profond de cette idée fondamentale et ne pas mettre l'accessoire à la place de l'essentiel.

 


 

 



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