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Les pratiquants du bouddhisme tantrique devraient connaÎtre le rÊve


L'enseignement du dharma donné par le bouddha vivant Lian-sheng, le 10 février 1999, au temple Ling Shen Ching Tze.

(Discours transcrit respectueusement en chinois par la maîtresse rituelle Pi-chen.)

Le maître rituel Lian-chin a parlé aujourd'hui de toutes sortes de démons. En tout état de cause, l'apparition du démon a un très grand rapport avec la nature propre et le cœur de soi-même.

J'ai mentionné dans les séances précédentes l'exercice du ch'i et du Point lumineux. En fait, on s'exerce au ch'i en le faisant entrer dans le canal central d'énergie et par celui-ci on développe ensuite les Cinq Roues . Par la suite, c'est la fusion entre le Feu inhabile et le Point lumineux ; et après cela, c'est l'apparition de la clarté et de la lumière pure.

En général, durant les exercices, il y a évidemment beaucoup de bifurcations, c'est-à-dire qu'il y a l'apparition des illusions. Lors de la survenue des illusions, vous devez avoir une bonne connaissance pour vous guider. Dans cet état illusoire, vous devez savoir distinguer les illusions et les dépasser, ainsi vous pourrez avoir une réalisation.

Parmi les six méthodes d'exercices de Nâropa, il y a la “méthode de visualisation de l'illusion”, il y a aussi la “méthode de visualisation du rêve”. En réalité, toutes servent à la pratique de “l'illusion”, à la pratique de l'état illusoire. N'ai-je pas dit souvent que dans la visualisation du rêve, vous devez pratiquer jusqu'à pouvoir être conscient que c'est un rêve, comprendre que c'est une illusion. Évidemment, dans la journée, vos yeux sont ouverts et vous pouvez suivre les principes et distinguer clairement le vrai du faux. Mais la nuit, lorsque vous rêvez, puisque vous ne savez pas que c'est un rêve, si vous rêvez par exemple d'un feu, vous vous avancez et voyez un feu, vous avez peur, vous craignez que le feu vous brûle, et vous ne savez pas que c'est un état de rêve. Si vous le saviez, vous vous diriez certainement : “Oh ! Je suis seulement en train de rêver.” Ce feu n'est pas à craindre, vous pouvez y pénétrer et même vous envoler au-dessus, le feu est même en mesure d'augmenter votre lumière.

Puisque vous savez que c'est un rêve, parce que vous vous êtes cultivés jusqu'à apprendre l'état de rêve, vous savez que ceci est seulement un rêve, si vous rencontrez un démon, vous ne le craignez donc pas, et vous récitez le mantra de tout votre cœur ou le nom du bouddha, ce démon se désagrégera certainement, il s'écroulera donc. Si vous voyez un démon qui prétend vous dévorer ou vous tuer, votre coeur est alors pris de panique et vous courez de-ci de-là, ce qui indique que votre coeur est à l'envers, votre coeur est bouleversé. Vous avez de vaines prétentions et perdez la tête pour bien des choses, votre rêve le prouve.

Donc, les pratiquants du bouddhisme tantrique devraient connaître le rêve, l'illusion, et savoir que l'état de rêve ne mérite pas la crainte. “Connaître l'illusion”, c'est comprendre ce qui fait partie de l'hallucination. Il faut savoir que celle-ci ne mérite pas la crainte, ainsi le coeur ne se trouvera pas à l'envers. En conséquence, non seulement un véritable pratiquant du bouddhisme tantrique se cultive dans la journée, mais il s'exerce également dans le rêve. Sa pratique dans le rêve est liée à sa pratique nocturne, il ne peut pas durant cette période être bouleversé dans la rêverie illusoire, et ainsi il est considéré comme un véritable pratiquant du bouddhisme tantrique. On en a déjà parlé à plusieurs reprises, si vous rêvez la nuit et êtes tournés sens dessus dessous, votre œuvre accomplie est alors radicalement insuffisante. Il faut vous apprendre à savoir ce qui est dans le songe, à connaître l'état de rêve, à pouvoir en plus y garder votre pureté et vous y maintenir. Vous vous maintenez pour dépasser ces illusions, ces songes creux. Vous en aurez la capacité. Cela a un rapport avec les jours qui vont venir. Dans l'avenir, quand vous serez à l'agonie, vous rencontrez de la même manière toutes ces illusions ! Il vous faudra les dépasser. Si vous n'arrivez pas les dépasser et que vous voyez le démon, vous serez certainement saisis d'effroi, votre coeur sera à l'envers. Si votre effort consacré à la pratique est insuffisant, vous ne saurez pas que c'est une hallucination, l'ombre d'une bulle. Vous devez avoir la capacité de vous maintenir, d'être conscient que vous êtes dans le rêve lorsque vous rêvez, d'apprendre l'illusion lorsque vous vous trouvez dans l'état de rêve. Vous êtes obligés de vous maintenir au sein de toutes les illusions, les chimères et les obstacles qui se manifestent, et de vous en libérer. Pour cela, quelle méthode utilise-t-on alors ? C'est la méthode du ch'i de Vase précieux. Si vous voulez reconnaître l'état de vos rêves, vous devez l'entreprendre par le ch'i de Vase précieux. Donc, le ch'i de Vase précieux sert, lors de l'apparition du Feu inhabile, à faire brûler le Feu inhabile vers le haut.

Si vous voulez comprendre l'état de vos rêves, mon maître avait dit ceci autrefois : en général, vous visualisez le Point lumineux de couleur blanche, qui est le Suc lunaire du Coeur de bodhi et qui descend de la glabelle par fusionnement. Si vous vous considérez comme un nerveux, vous pouvez visualiser le Point lumineux de couleur verte et voir qu'il descend de la glabelle par fusionnement. Bien que vous pratiquiez le ch'i de Vase précieux et cultiviez le Feu inhabile et que le Point lumineux se soit liquéfié, si vous n'arrivez pas encore à visualiser clairement l'état de rêve, à comprendre le songe, si votre esprit se trouve encore à l'état inverse et que vous êtes aussi incapables de prendre conscience du songe, il faut alors visualiser le Point lumineux de couleur noire qui se situe au sommet de la Roue Svâdhishthâna (à la racine des organes génitaux). Il vous faut appliquer sept à vingt et une fois le ch'i de Vase précieux. Sept, quatorze ou vingt et une fois. Si vous appliquez vingt et une fois le ch'i de Vase précieux et visualisez le Point lumineux de couleur noire au sommet de la Roue Svâdhishthâna, vous pourrez reconnaître naturellement l'état de rêve, vous vous éveillerez immédiatement en sursaut en comprenant que c'est un rêve, et si vous vous maintenez, vous pourrez passer l'obstacle. Si vous ne pratiquez pas de cette manière, vous ne comprendrez pas l'état de rêve, vous n'aurez pas non plus la capacité de connaître le songe, vous serez alors tournés sens dessus dessous et aurez des pensées erronées.

Padmasambhava a dit : Tout mérite provient du ch'i de Vase précieux. Les six méthodes d'exercices de Nâropa prennent toutes le ch'i de Vase précieux pour commencement. Par conséquent, pour bien cultiver le ch'i de Vase précieux et faire entrer le ch'i dans le canal central d'énergie, il y a des procédés secrets. Pour monter le Feu inhabile, il y a des procédés secrets. Tous ces procédés secrets sont précieux, ils ne se vendent pas pour mille onces d'or, ni même pour dix mille onces d'or.

Comment le ch'i de Vase précieux entre-t-il dans le canal central d'énergie ? c'est une application très importante. Comment le Feu inhabile s'élève-t-il ? Les “Cinq Soleils”, c'est un procédé secret extrêmement important : “le mudrâ des six fourneaux”, le ch'i pénètre dans le canal central, le Feu inhabile est monté, le Point lumineux de couleur blanche, le Point lumineux de couleur verte ou le Point lumineux de couleur noire peut se fondre, se liquéfier, il faut être conscient dans le rêve, votre coeur peut à ce moment-là se maintenir, vous pouvez aussi vous maintenir dans le rêve, de même que dans n'importe quel milieu. Quand vous exercer le ch'i, les canaux d'énergie et le Point lumineux, si vous voyez le ciel bleu sans nuages, la fumée, le feu, la fluorescence, la flamme du soleil, vous pouvez toujours vous maintenir et, dans toutes sortes de changements, vous êtes assidûment à même de vous maintenir et votre coeur n'est pas bouleversé, vous mènerez naturellement à bonne fin votre pratique. C'est ce qui est écrit dans Amitâbha-Sûtra (Sûtra du bouddha Amitâbha) : Réciter de tout son coeur le nom du bouddha. Le coeur non renversé se réfère justement à celui-là. C'est un point important.

Om Mani Padme Hum.


Les coordonnées de l'auteur :
Le bouddha vivant Lian-sheng,
Sheng-yen Lu
17102 NE 40th Court
Redmond, WA 98052
U. S. A.

 

 



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