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LE GLAIVE POLÉMIQUE DU VRAI BOUDDHA

«Sept papillons»

Extrait du 201e livre du bouddha vivant Lian-sheng, Sheng-yen Lu


Une année, je rentrai à Taïwan. Après avoir pratiqué une des méthodes de la déité d'élection, je m'assis aisément avec une attitude méditative. Cette méditation assise n'était pas tout à fait l'entrée dans le samâdhi, elle n'était qu'un repos et une réflexion au gré de mon inspiration.

Je pensai au pouvoir surnaturel que j'avais prouvé en personne, je songeai à tous les imaginaires que j'avais personnellement expérimentés.

Je voyais la Terre pure.

Je voyais ma nature propre qui est Padmakumara.

Je voyais tous les bouddhas, les bodhisattva, les déités de diamant, etc.

Aujourd'hui, cela fait plusieurs dizaines d'années que je pratique le dharma, sans jamais m'interrompre ; je suis si persévérant que cinq millions de disciples ont pris refuge auprès de moi.

Cependant, cela a jeté un certain nombre de personnes dans le doute, y compris même des bonzes âgés, anciens et vertueux qui m'ont interdit de trop parler de choses surnaturelles, qui ont critiqué tous mes pouvoirs surnaturels, prétendant qu'ils faisaient partie de l'hétérodoxie et qui ont également désapprouvé mes capacités prodigieuses, en faisant de toutes des illusions.

J'ai conscience de ceci :

Tous les dharma conditionnés
Ressemblent à l'illusion, à l'ombre d'une bulle,
Ils sont comme la lumière de l'éclair et l'étincelle d'un silex,
Il faudrait les regarder de cette façon.
Cependant, je pense que tout cela est un rêve, le vide, la non-existence, l'illusion. Le vide n'est pourtant pas le vide absolu, la non-existence n'est pas la non-existence inconditionnelle, sinon, pourquoi prêche-t-on le dharma ?

*

Je pensai à ma pratique quotidienne de l'oblation, l'attribution des nourritures, la récitation de l'incantation " Om. Ah. Rom. " C'est la pratique la plus simple.

Je sentais cependant l'existence des êtres invisibles :

– les huit catégories de défenseurs non humains, y compris les deva et les dragons ;
– les râksasa, les hariti ;
– tous les esprits divins de la montagne et de la mer ;
– tous les génies spectres de la pleine campagne.

Je percevais, les unes après les autres, ces êtres invisibles, si réels, si illusoires. Je pouvais vraiment sentir leur existence. Mais pourquoi ne se manifestaient-ils pas (en montrant leur corps matériel) quand je leur attribuais des offrandes ? Ce qui me permettrait de dépasser l'exceptionnalité.

Je pensai et pensai encore.

La nuit même, je fis un rêve.

Je vis dans mon rêve sept dâkinî descendre du ciel. Ces sept dâkinî répandaient une grande lumière de sept couleurs ; portant une robe céleste, elles étaient toutes d'une beauté remarquable, incomparable.

Ces sept dâkinî me dirent :

– Tout est à l'application mutuelle, comme la commodité et la sagesse, le pouvoir surnaturel et l'étude du bouddhisme, l'ordre hiérarchique et l'ordre parfait, Maha yoga et Anu yoga, l'existence de la forme et l'absence de la forme, le samsâra (le cycle des renaissances) et le nirvâna (l'extinction)…

Elles continuèrent :

– Nous avons constaté que vous êtes un grand maître yogique, unique au monde, nous nous exclamons donc avec admiration envers vous, et nous nous sommes ainsi manifestées pour que vous puissiez nous voir.

Ce discours à peine fini, je me réveillai du rêve.

Au réveil, je fus extrêmement content, car j'avais l'impression que ces sept dâkinî étaient envoyées par mon maître spirituel, mes déités d'élection et mes protecteurs du dharma. Il est certain qu'elles étaient venues pour m'encourager.

Je priai mon maître de me bénir !

Je priai mes déités d'élection de me recevoir !

Je priai mes protecteurs du dharma de me soutenir !

*

Au petit matin, je fis oblation en attribuant des nourritures aux êtres invisibles.

J'ouvris une fenêtre et versai du nectar bienfaisant.

Mais voilà que je vis sept papillons de sept couleurs s'approcher l'un après l'autre en volant. À l'endroit où se trouvait le nectar bienfaisant que j'avais arrosé, ils montaient et descendaient en voltigeant.

Cette belle image me fit pousser une exclamation d'admiration !

C'était une correspondance de pratique.

Les sept papillons reçurent mes offrandes.

 

Les coordonnées de l'auteur :
Le bouddha vivant Lian-sheng,
Sheng-yen Lu
17102 NE 40th Court
Redmond, WA 98052
U. S. A.

 


 

 



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