titre tbsn
b1 master lu master lu master lu master lu master lu a1
Accueil École du Vrai Bouddha Glaive polémique E-Books Évènements Pratique Sûtra
Prendre refuge Autres langues Succursales Sheng-yen Lu Fd TV.TBSN Éditions Darong Contact

LE GLAIVE POLÉMIQUE DU VRAI BOUDDHA

«Les trois singes»

Extrait du 200e livre intitulé Une tranche et encore une tranche d'Illumination du bouddha vivant Lian-sheng, Sheng-yen Lu


Dans un magasin de produits artisanaux, j'ai vu trois singes en bois sculpté. Chacun avait une posture différente : le premier couvrait ses yeux de ses mains, le deuxième se cachait les oreilles et le troisième, la bouche.

Ces trois singes signifiaient :

1. Ce qui est inconvenant, il ne faut pas le regarder (la dissimulation des yeux).
2. Ce qui est inconvenant, il ne faut pas l'écouter (la dissimulation des oreilles).
3. Ce qui est inconvenant, il ne faut pas en parler (la dissimulation de la bouche).

Je les trouvai intéressants.

Cela me fait penser à une phrase consignée dans le Sûtra du cœur : “Il n'y a ni yeux, ni oreilles, ni nez, ni langue, ni corps, ni pensée ; il n'y a ni forme, ni ouïe, ni odorat, ni goût, ni toucher, ni Loi.”

Si un sculpteur était capable de modeler “la dissimulation du nez”, “la dissimulation du corps” et “la dissimulation de la pensée”, ce serait encore plus intéressant.

Je pense qu'il est facile de représenter la dissimulation du nez, mais plus difficile de montrer la dissimulation du corps ou celle de la pensée.

La plupart des gens qui se penchent sur le Wei Shih (la conscience seule) préconisent “l'absence d'extérieur et la présence d'intérieur”, ils travaillent beaucoup sur la “conscience”.

Ils s'introduisent dans les six sortes de conscience : chakshur-vijñâna (de la vue), shrota-vijñâna (de l'ouïe), vijñâna (de l'odorat), jihvâ-vijñâna (du goût), kâya-vijñâna (du toucher), mano-vijñâna (de l'entendement). Ensuite, ils entrent dans la septième conscience, manas-vijñâna (la racine de la pensée), puis ils pénètrent dans la huitième conscience, âlaya-vijñâna, qui est le tréfonds de la conscience de Tathâgatha.

Quelqu'un déclara publiquement qu'il avait atteint la conscience âlaya-vijñâna. Il dit aussi que la neuvième conscience vipâka-vijñâna (la conscience non souillée) et la dixième conscience (la conscience pure) sont la même entité malgré leurs noms différents.

Cet individu se prétendait un “homme éveillé”, il soutenait que les adeptes des autres branches de la religion bouddhiste n'avaient pas atteint l'Illumination. Ses affirmations étaient complètement fausses.

Il désapprouvait notamment la branche Prâsangika de l'école Mâdhyamika (ou école de la Voie médiane).

D'après ce que je sais, l'étude du bouddhisme se divise en plusieurs courants :

– le courant de Mâdhyamika (avec la branche Prâsangika et la branche Svâtantrika) ;
– le courant de Wei Shih ;
– le courant Sautrântika ;
– etc.

J'avoue franchement que j'ai atteint et vu en personne la conscience âlaya-vijñâna et que j'ai atteint l'une après l'autre les huit consciences qui sont les reines du cœur. J'ai reçu les Cinq Dharma, les Trois Natures, les sept paramârtha-satya (vérités suprêmes, les plus excellentes), les sept caractéristiques de la nature propre, les deux dharma du non-moi.

Personnellement, j'estime qu'atteindre et voir la conscience âlaya-vijñâna n'a rien de remarquable.

Atteindre et voir âlaya-vijñâna ne peut être considéré comme l'atteinte de l'Illumination. Car le Sûtra du cœur dit :
Il n'y a ni yeux, ni oreilles, ni nez, ni langue, ni corps, ni pensée.
Si on y pénètre par la pensée, on ne peut dire que la conscience âlaya-vijñâna est “proche” de l'Illumination !

La même personne émettait cette critiquait :

— Beaucoup d'adeptes de l'école du zen comprennent le cœur mais très peu d'entre eux pénètrent la nature.

J'ai une question personnelle :

— Comment osez-vous dire que “Beaucoup d'adeptes de l'école du zen comprennent le cœur mais très peu d'entre eux pénètrent la nature”? Est-il possible que le Wei Shih soit la voie la plus complète et la plus parfaite ?

Voici mon point de vue personnel :

– se cultiver dans le bouddhisme est une poussière durant le voyage de la vie ;
– le bouddhisme est une poussière durant le voyage de la vie ;
– la Mâdhyamika est une poussière durant le voyage de la vie ;
– le Wei Shih est une poussière durant le voyage de la vie ;
– le Sautrântika est une poussière durant le voyage de la vie.

Les connaissances et l'intelligence de ce bas monde sont des poussières durant le voyage de la vie ; les Tripitaka et les douze divisions du canon du Grand Véhicule sont des poussières durant le voyage de la vie. C'est quand vous secouerez toutes ces poussières pour les faire tomber et que vous découvrirez qu'elles sont seulement des moyens “commodes” que vous parviendrez à l'Illumination. J'en ai donné l'explication, avez-vous compris ?

(Le Bouddha dit qu'il n'avait donné aucun enseignement, sa raison se trouve justement là.)


Les coordonnées de l'auteur :
Le bouddha vivant Lian-sheng,
Sheng-yen Lu
17102 NE 40th Court
Redmond, WA 98052
U. S. A.

 

 

 



Copyright © 2010-2014. Tous droits réservés.