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LE GLAIVE POLÉMIQUE DU VRAI BOUDDHA

«Où se trouve le vide ?»

Extrait du 200e livre intitulé Une tranche et encore une tranche d'Illumination du bouddha vivant Lian-sheng, Sheng-yen Lu


Un moine bouddhiste demanda :

– Quelles sont les dix vertus qu'un maître parfait devrait acquérir ?

Je répondis :

1. Cultiver constamment sa force de méditation, pouvoir tranquilliser son cœur et calmer ses souffles.
2. Cultiver constamment la sagesse, celle-ci se développe grandement comme le vaste océan.
3. Cultiver et contrôler son esprit, pouvoir transcender ses vertus.
4. Sa réalisation est plus éminente que celle de ses disciples.
5. Aider chaleureusement tous les êtres doués de sensibilité.
6. Saisir parfaitement le sens de tous les livres canoniques et des traités bouddhiques.
7. Avoir du talent oratoire qui ne connaît pas d'obstacle.
8. Se donner soi-même en exemple.
9. Franchir les quatre dhyâna (stades de méditation).
10. Connaître et saisir la vacuité.

Chaque grand maître dispose indispensablement de ces dix aptitudes que j'ai mentionnées ci-dessus.

Les grands maîtres de notre école du Vrai Bouddha devraient orienter leurs efforts vers ces dix vertus.

Si un grand maître de diamant a un, deux ou même plusieurs défauts dans ces vertus, il ne peut être considéré que comme un maître ordinaire.

Si on parle avec rigueur, ceux qui disposent des dix aptitudes, ceux qui méritent le nom de grand maître, effectivement, il n'y en a pas beaucoup, vraiment pas beaucoup.

Notamment pour ceux qui sont capables de réaliser la dernière vertu mentionnée : “connaître et saisir la vacuité”.

Un jour, le maître Lian-ji et moi nous rendîmes au marché “Première Place” pour acheter quelques choses et des vêtements.

Je remarquai deux chemises au centre desquelles était imprimé le mot “vide”. Je dis :

– Ces deux chemises sont vraiment belles. Il y a deux mots “vide”. On la porte pour connaître et saisir la vacuité.

Inattendue, la patronne du kiosque articula froidement :

– Le vide n'est pas à porter sur le corps.

Le maître Lian-ji demanda :

– Comment pouvez-vous en parler ainsi ?

Je fis un sourire et dis :

– Cette patronne n'est vraiment pas quelqu'un d'ordinaire. Évidemment, on ne peut pas porter le “vide” sur son corps.

Je l'interrogeai :

– À quel endroit devrait se trouver le vide ?

Elle ne répondit pas.

Le maître Lian-ji est moi poursuivîmes la question, la patronne ne voulait toujours pas donner la réponse. Finalement, j'achetai les deux chemises portant le mot “vide”.

Plus tard, je découvris que la patronne avait établi un petit sanctuaire dans son kiosque où elle vendait des vêtements ; elle était une bouddhiste.

Le vide est le plus éminent. Si vous cherchez à connaître et saisir le vide, beaucoup d'entre vous éprouveront des problèmes avec le mot “vide”. Le “vide” dont on discute maintenant :

- il n'est pas le “vide” du monde réaliste ;
- il n'est pas le “vide” montré par l'écriture ;
- il n'est pas le “vide” conçu par la pensée ;
- il n'est pas le “vide” opposé de “l'avoir” ;
- il n'est pas le “vide” du sophisme ;
- il n'est pas le “vide” cultivé.

Aujourd'hui, je le demande ici à mes saints disciples, je vous soumets à un test, si c'est à vous que j'avais posé la question : “À quel endroit devrait se trouver le vide?” Comment me répondriez-vous, mes saints disciples ?


Les coordonnées de l'auteur :
Le bouddha vivant Lian-sheng,
Sheng-yen Lu
17102 NE 40th Court
Redmond, WA 98052
U. S. A.

 

 



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